Magrets de canard aux morilles : la recette inratable, étape par étape
La recette réussit grâce à une sauce aux morilles onctueuse et un magret rosé à peau croustillante.
- 20 min de préparation, 30 + 10 min de cuisson.
- Réhydrater les morilles 20 min, filtrer l’eau de trempage.
- Quadriller la peau sans entamer la chair.
- Cuire 6 à 8 min côté peau, puis 3 à 4 min.
- Sauce : crème entière, vin blanc, échalote, sirop d’érable.
- Accompagner d’un écrasé de butternut ou carottes glacées.
Les ingrédients pour magrets de canard aux morilles (pour 4 à 6 personnes)
Réunissez tous les ingrédients avant de commencer : cette recette se prépare en 20 min de préparation et 30 + 10 min de cuisson, et il serait dommage de courir après un ingrédient en pleine cuisson du magret. Voici la liste exacte pour 4 à 6 convives.
- 2 magrets de canard de 300 g chacun, avec la peau bien intacte
- 200 g de morilles sèches (ou 65 g de morilles séchées selon le format choisi)
- 250 ml de crème liquide entière, indispensable pour une sauce onctueuse
- 100 ml de vin blanc sec pour déglacer et parfumer la sauce
- 1 échalote de 30 g environ, finement hachée
- 15 g de beurre doux pour la cuisson, plus 10 g pour finir la sauce
- 30 g de graisse de canard pour faire revenir les morilles
- 1/2 cuillère à soupe de sirop d’érable pour arrondir la sauce
Pensez aussi aux 10 cl d’eau de trempage des morilles : filtrée, elle rejoint la sauce et concentre tous les arômes. Côté accompagnement, prévoyez un écrasé de butternut (conditionné en 2 x 90 g, réchauffé 10 minutes au four à 160 degrés), ou des carottes glacées à l’ail.
Si vous manquez de temps, une sauce aux morilles cuisinée en bocal de 100 g (tenant 6 % de morilles) peut dépanner, mais rien ne remplace le parfum des morilles fraîchement réhydratées. Prévoyez une poêle assez large pour saisir les deux magrets sans les entasser, et un plat pour les réserver au chaud.
Les étapes de préparation du magret aux morilles
Réhydrater les morilles et préparer les magrets

- Tremper les morilles 20 min dans de l’eau tiède
- Filtrer et conserver l’eau de trempage elle parfume la sauce
- Quadriller la peau en croisillons sans entamer la chair
- Saler et poivrer les deux faces des magrets
Commencez par réhydrater 200 g de morilles sèches dans un bol d’eau tiède pendant 20 minutes. Égouttez-les en gardant précieusement l’eau de trempage, puis filtrez-la pour retirer le sable. C’est cette eau parfumée qui donnera toute sa profondeur à la sauce.
Pendant ce temps, préparez les 2 magrets de canard d’environ 300 g chacun. À l’aide d’un couteau bien aiguisé, quadrillez la peau en croisillons en veillant à ne pas entamer la chair : cela permet au gras de fondre et à la peau de devenir croustillante. Salez et poivrez généreusement les deux faces.
Cuire, sauce et dressage minute par minute
Posez les magrets côté peau dans une poêle chaude, sans matière grasse. Laissez cuire 6 à 8 minutes côté peau en retirant l’excédent de gras au fur et à mesure. Retournez ensuite les magrets et poursuivez 3 à 4 minutes pour une cuisson rosée. Réservez-les au chaud sous une feuille d’aluminium.
Dans la même poêle, faites fondre 30 g de graisse de canard, ajoutez 1 échalote hachée et faites-la devenir translucide. Versez les morilles, 100 ml de vin blanc et 10 cl d’eau de trempage, puis laissez mijoter 15 minutes. Incorporez 250 ml de crème liquide et réduisez légèrement jusqu’à obtenir une sauce onctueuse. Au moment de servir, tranchez les magrets, nappez-les de sauce et disposez quelques morilles en décoration. Servez immédiatement.
Suggestions et recettes similaires autour du magret
Le magret se marie aussi très bien avec un écrasé de butternut rôti, réchauffé 10 minutes au four à 160 degrés, relevé de quelques noisettes torréfiées pour le croquant.
Autre variante appréciée : ajouter 1/2 cuillère à soupe de sirop d’érable dans la sauce et servir avec des carottes glacées à l’ail, une association sucrée-salée qui équilibre le caractère des morilles.
Pour une table de fête, cette recette se prête volontiers à une version de Noël : mêmes magrets, sauce aux morilles généreuse, et une pointe de crème pour la gourmandise. Un plat qui impressionne sans multiplier les gestes techniques.
Réalisation de la sauce aux morilles onctueuse

- Faire suer les échalotes : une échalote de 30 g hachée dans 30 g de graisse de canard, jusqu’à ce qu’elle devienne translucide.
- Ajouter morilles et vin blanc : les morilles réhydratées puis 100 ml de vin blanc pour déglacer.
- Verser 10 cl d’eau de trempage filtrée : elle concentre tout le parfum des champignons.
- Mijoter 15 minutes à feu doux : la sauce doit frémir à peine, jamais bouillir.
- Incorporer la crème fraîche entière : 20 cl hors du feu, en fouettant doucement.
- Réduire jusqu’à nappage : la sauce doit enrober le dos d’une cuillère sans couler.
La réussite de cette sauce tient à un geste simple : ne jamais laisser le liquide s’évaporer trop vite. Une réduction trop brutale concentre le sel et fige la crème. Si votre sauce semble trop liquide en fin de mijotage, poursuivez la réduction 2 à 3 minutes à découvert, en remuant régulièrement.
Pour une texture encore plus soyeuse, passez la sauce au chinois avant de la servir, puis rectifiez l’assaisonnement. Une pointe de sirop d’érable (1/2 cuillère à soupe) équilibre parfaitement l’amertume naturelle des morilles. Si vous utilisez un bocal de 100 g de sauce aux morilles cuisinée, sachez qu’il ne contient qu’environ 6 % de morilles : la version maison reste incomparable en parfum.
Cette préparation fonctionne aussi avec des morilles du Canada séchées, plus charnues et légèrement fumées. Dans ce cas, comptez 65 g de morilles séchées et prolongez la réhydratation de quelques minutes pour qu’elles retrouvent tout leur moelleux.
Cuisson parfaite du magret de canard rosé à cœur

Saisissez les magrets dans une poêle bien chaude, sans matière grasse : la graisse de la peau suffit. Posez-les côté peau et laissez cuire 6 à 8 minutes sans y toucher. Retirez l’excédent de gras au fur et à mesure avec une cuillère.
Retournez ensuite les magrets et poursuivez 3 à 4 minutes pour une cuisson rosée à cœur. Salez et poivrez la face chair à ce moment seulement, puis réservez au chaud sous une feuille d’aluminium.
Laissez reposer la viande 5 minutes avant de la trancher : les sucs se rediffusent et la chair reste juteuse. Tranchez en biais, sur une planche, pour obtenir de belles lamelles régulières.
L’astuce du chef pour réussir la recette
- Cahors, vin rouge puissant : idéal avec la sauce aux morilles
- Sirop d’érable, 1/2 c. à soupe : arrondit la sauce et réveille le canard
- Repos de 5 min avant tranchage : les jus se stabilisent, la chair reste rosée
- Servir immédiatement bien chaud : la peau croustillante ne se ramollit pas
L’accord mets-vins et le service
Un Cahors, vin rouge puissant et structuré, tient tête à la sauce aux morilles sans l’écraser. Son fruit noir et ses tanins fermes s’accordent parfaitement à la richesse du canard. Si vous préférez un vin plus souple, un Madiran ou un Bergerac rouge feront aussi l’affaire.
À découvrir aussi
Le Cahors tient tête à la sauce aux morilles, mais d’autres accords se défendent. Côté sauce, un filet mignon déglacé au madère montre comment une crème liquide et un fond de veau font une sauce onctueuse. Et si un plat mijoté demande un ajustement, détendre une sauce trop épaisse au bouillon reste le geste qui sauve.
Si vous aimez cuisiner les légumes du monde, l'aubergine japonaise se prête à un glaçage miso appliqué au bon moment, après un quadrillage soigné de la chair.
Côté service, prévoyez un repos de 5 minutes sous une feuille d’aluminium avant de trancher les magrets. Ce temps de pause permet aux jus de se redistribuer dans la chair : résultat, des tranches rosées à cœur, sans perte de sang dans l’assiette. Servez ensuite immédiatement bien chaud pour préserver le croustillant de la peau.
Le conseil Valette pour une dégustation réussie
Pour une dégustation à la hauteur, misez sur un accompagnement qui équilibre l’ensemble. Un écrasé de butternut, réchauffé 10 minutes au four à 160 degrés puis servi en portion généreuse, offre une douceur qui contraste avec la sauce aux morilles. Des carottes glacées à l’ail complètent le plat avec une note légèrement sucrée.
Un filet de sirop d’érable (1/2 cuillère à soupe) dans la sauce, ajouté hors du feu, apporte une rondeur subtile qui rehausse les morilles sans les masquer. Versez la sauce en nappage léger sur les tranches de magret, puis déposez quelques morilles entières en décoration. L’œil participe au plaisir : une assiette soignée, c’est déjà la moitié du succès.
Dressage et présentation de l’assiette

Le dressage est le dernier geste qui transforme une réussite en plat digne d’une table de fête. Comptez 2 minutes pour finaliser l’assiette et servez sans attendre : un magret perd son rosé et sa peau croustillante dès qu’il refroidit.
- Tranches de magret en éventail : coupez des lamelles régulières d’1 cm.
- Écrasé de butternut 2 × 90 g : réchauffé 10 minutes à 160 °C.
- Napper généreusement de sauce aux morilles : sur le magret et autour.
- Quelques morilles en décoration : entières, déposées sur la viande.
- Servir immédiatement à table : assiettes bien chaudes de préférence.
Astuce de présentation : faites chevaucher légèrement les tranches pour former un éventail, puis déposez une cuillère d’écrasé de butternut à côté, sans l’écraser contre la viande. Une assiette blanche et sobre mettra en valeur le contraste entre le rosé du magret, le doré du butternut et le brun profond des morilles.
